Blog sur les poupées anciennes et modernes. Clinique des poupées: restauration et réparation des poupées. Musée à Ascou en Ariège
8 octobre 2026
Un don de baigneur Petitcollin : l’histoire de Michel
Ce don de baigneur Petitcollin nous est confié par Sylvie pour le futur Musée Atelier Arianne, à Ascou en Ariège. Il réunit « Michel », le baigneur de sa maman, ses vêtements, trois paires de chaussures, une paire de chaussettes et deux documents particulièrement précieux : une copie de photographie familiale datée de 1939 par Sylvie et sa lettre.
Sylvie a elle aussi joué avec Michel lorsqu’elle était enfant. En nous le confiant, elle transmet un compagnon de jeu partagé par deux générations et les souvenirs qui permettent de raconter son histoire.
Un don de baigneur Petitcollin : Michel en longue robe blanche et ensemble rose pâle au musée Atelier Arianne.
Un don de baigneur Petitcollin transmis entre deux générations
Dans son courrier, Sylvie raconte que sa maman lui parlait souvent de son baigneur, auquel elle était très attachée. Petite, Sylvie le retrouvait chez ses grands-parents et jouait à son tour avec lui.
Michel a ensuite été conservé dans leur grenier. Sylvie l’a récupéré au décès de sa maman, puis les déménagements ont conduit à ranger les poupées dans des malles pendant longtemps.
À la retraite, elle a commencé à les ressortir, avec l’idée de les vendre. Mais les nettoyer, les recoiffer et les rhabiller a ravivé son attachement à ses poupées d’enfance. Pour Michel, plus fragile, elle a préféré s’arrêter avant d’entreprendre des soins dépassant ses compétences et le confier à l’Atelier Arianne.
Michel, le baigneur de la maman de Sylvie
Michel présente des cheveux bruns moulés, dessinés en mèches sur le front, des yeux bleu-vert et une petite bouche fermée. Les photographies montrent des marques d’usure sur son visage et ses mains.
Le prénom « Michel » appartient à son histoire familiale, telle que Sylvie la transmet. Il ne constitue pas, à lui seul, une identification de modèle. La marque Petitcollin est mentionnée dans sa lettre ; nous ne lui attribuons ici ni référence précise, ni date de fabrication.
Visage de Michel, baigneur aux cheveux bruns moulés et aux yeux bleu-vert, coiffé d’un bonnet rose pâle.
Une longue robe blanche et un ensemble rose pâle
La robe que Sylvie souhaite conserver auprès de Michel
Michel porte une longue robe blanche, ample, ornée de petits plis verticaux et de dentelle ajourée sur le devant. Une bande de dentelle souligne la taille. Au bas de la robe, plusieurs rangées de dentelle alternent avec des bandes de tissu.
Sylvie l’a toujours connu dans cette tenue. Elle pense que les vêtements pourraient provenir du baptême de sa maman, mais présente cette origine comme une possibilité.
Son souhait est clair : que la robe reste avec Michel, ou au moins auprès de lui. Cette association sera préservée, car le vêtement fait partie du souvenir qu’elle nous confie.
Le manteau et le bonnet
Un petit manteau rose très pâle complète la tenue. Son tissu présente un léger relief ; il possède de larges revers clairs et des poignets retournés. Un bonnet assorti encadre le visage du baigneur.
Sylvie précise que le manteau est un peu petit pour lui et suggère de le retirer. La présentation de Michel pourra ainsi tenir compte de cette remarque, tout en conservant les vêtements qui accompagnent son histoire.
Trois paires de chaussures et des chaussettes roses et blanches
Les accessoires photographiés comprennent :
Une paire de chaussures noires, à bouts arrondis, avec une bride centrale en forme de T et des ouvertures sur le dessus.
Une paire de chaussures blanches à lacets, munie d’œillets métalliques et présentant un intérieur brun.
Une petite paire de chaussures blanches à bride, de forme arrondie.
Une paire de chaussettes blanches et roses, avec des revers côtelés roses, des talons roses et de petits motifs.
Ces trois paires sont de tailles différentes. Les photographies ne permettent pas d’affirmer qu’elles étaient toutes destinées à Michel.
Dans sa lettre, Sylvie évoque également de petits chaussons réalisés au crochet. Il s’agit de son propre témoignage : les chaussures et les chaussettes visibles sur la photographie ne sont pas identifiées ici comme ces créations.
Trois paires de chaussures de tailles différentes, noires et blanches, et une paire de chaussettes roses et blanches.
Une photographie familiale de 1939
En triant de vieilles photographies de ses parents, Sylvie recherchait une image d’elle petite avec une poupée. Elle est d’abord tombée sur une photographie de sa maman enfant, ce qui a été une surprise émouvante.
Elle nous en a transmis une copie, qu’elle date de 1939. On y voit sa maman avec son baigneur dans les bras, une autre enfant et une poupée installée dans un petit fauteuil en osier.
Cette date concerne la photographie, selon les informations familiales de Sylvie. Elle ne doit pas être présentée comme la date de fabrication de Michel.
La mention manuscrite qui accompagne l’image souligne toute la sensibilité de ce souvenir :
« Instant d’insouciance, juste avant (ou au tout début ?) de la guerre. »
La maman de Sylvie avec son baigneur sur une photographie datée de 1939 par la donatrice.
Une attention gourmande dans le colis
Sylvie a également joint une boîte de six calissons d’Aix de la Confiserie d’Entrecasteaux. Une délicate attention qui accompagne ce don et pour laquelle je la remercie chaleureusement.
Une attention gourmande de Sylvie : une boîte de six calissons d’Aix.
La lettre de Sylvie accompagnant Michel
La lettre permet de conserver les souvenirs de Sylvie dans ses propres mots. Elle raconte le parcours de Michel, son attachement aux poupées de son enfance et les raisons de son choix de le confier au musée.
La lettre de Sylvie et le souvenir photographique qui permettent de conserver l’histoire de Michel.
Chère Dorothée,
Suite à nos échanges, je te confie donc le « Michel » de ma maman 😊 et je joins avec copie de leur photo, de 1939 (dommage, je n’ai plus les bons outils pour améliorer la qualité).
Comme déjà évoqué, cette photo, je l’ai trouvée par hasard, en triant de vieilles photos de mes parents, afin d’en trouver de moi petite avec une poupée, et c’est sur ma mère que je suis tombée en 1er, ce qui a été une jolie et émouvante surprise 😊
Ma mère me parlait souvent de son cher (et sûrement unique) baigneur, avec qui j’ai joué aussi petite, quand j’allais chez mes grands-parents. Par la suite, il a été stocké dans leur grenier, et enfin je l’ai récupéré au décès de ma mère. Mais à cette époque, et au fil des déménagements, toutes les poupées se sont retrouvées dans des malles, et ce pendant longtemps.
Et puis, à la retraite, j’ai commencé à ressortir mes poupées, dans l’idée de les vendre… j’ai commencé à les remettre en état, et là, retour de flamme, impossible de me résoudre à me séparer de mes poupées d’enfance (du moins, celles qui ne se sont pas perdues) !
Petit à petit, je les ai donc nettoyées, recoiffées, rhabillées… Et puis est venu le tour de « Petit Colin ».
Mais là, c’est trop compliqué : je l’ai un peu lavé, ainsi que ses habits (pas ceux d’origine j’imagine, potentiellement plutôt les habits de baptême de ma mère), mais je n’ai pas trop osé toucher à l’ensemble, trop usé, trop fragile, trop au-dessus de mes compétences.
Et en lisant un des billets de blog (couplée à mes échanges pour aider Dominique à retrouver sa Betsy 😊), j’ai réalisé que tu pourrais bien mieux que moi rendre un peu de sa jeunesse à ce Petitcollin, alors je le confie à des mains expertes et espère qu’il retrouvera ainsi vie dans ton merveilleux musée.
J’ai d’autres petites choses à donner (et des petits chaussons en cours…), mais je vais déjà envoyer « Michel » dans un 1er colis (et j’enverrai le reste ensuite), parce que je retarde, je retarde, alors qu’il est temps de couper le cordon !
Il est habillé comme je l’ai toujours connu (excepté les petits chaussons, qui sont ma récente contribution de crocheteuse débutante 😊), mais lui retirer son manteau serait sûrement une bonne idée, il est un peu petit pour lui 😂
J’avoue que j’aimerais qu’il garde la robe de baptême (au moins près de lui ?) mais tu feras au mieux, tu as toute ma confiance.
Alors, je te remercie encore par avance pour le soin que tu lui apporteras 🙏
Bien à toi Dorothée ❤️
Sylvie
Préserver Michel et les souvenirs qui l’accompagnent
Au musée, le baigneur, ses vêtements, la copie de la photographie et la lettre seront conservés en gardant la trace de leur lien familial. Les accessoires qui complètent le don seront également documentés.
Merci du fond du cœur, Sylvie, pour ce don de baigneur Petitcollin et pour ta confiance. Michel conservera sa place dans l’histoire de ta famille, désormais transmise au futur Musée Atelier Arianne.
Vous souhaitez confier une poupée, des vêtements, des accessoires ou des souvenirs d’enfance au musée ? Présentez votre proposition grâce au formulaire de don au musée Atelier Arianne, en choisissant « Proposer un don au musée ».