Auteur/autrice : atelierarianne

Atelier Arianne – clinique et musée de poupées – Jeanne d’Arc, un voyage dans le temps… retour au cœur des années 1920 et 1930

Atelier Arianne – clinique et musée de poupées – Jeanne d’Arc, un voyage dans le temps… retour au cœur des années 1920 et 1930

Certaines poupées traversent le temps en silence, portant sur leur petit visage l’empreinte de plusieurs générations. La Jeanne d’Arc de Petitcollin fait partie de ces modèles emblématiques qui racontent, à elles seules, une page entière de l’histoire de la poupée française. Avec sa coupe courte…

Atelier Arianne – clinique de poupées- Restauration complète d’une petite poupée Jeanne d’Arc en celluloïd

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Restauration complète d’une petite poupée Jeanne d’Arc en celluloïd 15 cm – Petitcollin J’ai récemment eu le plaisir de restaurer une adorable petite poupée Jeanne d’Arc en celluloïd, haute de seulement 15 cm, fabriquée par la maison Petitcollin. Cette poupée ancienne m’a été confiée par…

Poupées de Limoges- Histoire, caractéristiques et repères d’identification

Poupées de Limoges- Histoire, caractéristiques et repères d’identification

 Poupées de Limoges

Histoire, caractéristiques et repères d’identification

Atelier Arianne – clinique et musée de poupées

Les poupées dites « de Limoges » occupent une place particulière dans l’histoire de la poupée française. Produites principalement entre la fin du XIXᵉ siècle et les premières décennies du XXᵉ siècle, elles sont indissociables de la tradition porcelainière de la région de Limoges, mondialement reconnue pour la qualité exceptionnelle de son kaolin et de ses cuissons.

Contrairement aux grandes maisons parisiennes (Jumeau, Bru, Steiner), les ateliers de Limoges ont souvent travaillé dans une logique plus industrielle, mais avec une exigence technique élevée, donnant naissance à des poupées robustes, expressives et aujourd’hui très recherchées.

1. Limoges : un territoire, une matière, un savoir-faire

Limoges n’est pas à l’origine un centre de fabrication de poupées, mais le cœur de la porcelaine française depuis le XVIIIᵉ siècle.
Lorsque la production de poupées en biscuit explose à la fin du XIXᵉ siècle, plusieurs manufactures et ateliers de Limoges se spécialisent dans la fabrication de têtes en biscuit non émaillé, destinées soit à l’assemblage local, soit à l’export vers d’autres ateliers français.

La qualité du biscuit de Limoges est immédiatement reconnaissable : grain fin, surface mate très douce, teinte chair nuancée, jamais crayeuse.

2. Les marquages des poupées de Limoges
Lecture, signification et repères d’identification

Les poupées dites « de Limoges » présentent une grande diversité de marquages. Cette variété s’explique par le fait que Limoges désigne avant tout un centre de production porcelainière, et non une maison unique. Les inscriptions visibles sur les têtes en biscuit associent généralement plusieurs niveaux d’information : juridique, commerciale, technique et parfois humaine.

Les mentions « DÉPOSÉ » et « FABRICATION FRANÇAISE »

Ces deux inscriptions sont très fréquentes sur les têtes françaises produites entre la fin du XIXᵉ siècle et les années 1920.

DÉPOSÉ
Indique que le modèle, le moule ou la dénomination a été officiellement déposé. Il s’agit d’une mention juridique et non d’une marque.

FABRICATION FRANÇAISE
Mention volontairement mise en avant, en particulier après 1891 et durant la période de l’après-Première Guerre mondiale, afin d’affirmer l’origine française face à la concurrence allemande.

Ces deux termes peuvent apparaître seuls ou combinés dans un encadrement moulé.

Les indications géographiques et industrielles : « … & Cie – LIMOGES »

Les inscriptions telles que :

AB & Cie – LIMOGES

désignent une entreprise ou une société implantée à Limoges, spécialisée dans la fabrication de têtes en biscuit ou dans l’assemblage de poupées.
Il ne s’agit pas nécessairement d’une « maison de luxe » au sens parisien du terme, mais d’une production structurée, sérieuse et parfaitement conforme aux standards français de l’époque.

La présence du mot LIMOGES renvoie directement au savoir-faire local lié au kaolin et à la porcelaine fine.

Les noms de modèles : « Favorite », « Chérie », etc.

Contrairement aux grandes maisons parisiennes, les ateliers de Limoges utilisent rarement des prénoms individualisés. En revanche, on rencontre fréquemment des noms de modèles, appelés aussi trade names, tels que :

Favorite
Chérie
Caprice
Lorraine
Lutin
Toto
ou simplement la dénomination Bébé

Ces appellations correspondent à un type de visage ou à une série, et non à un prénom personnel. Ainsi, Favorite est une désignation de modèle, et non un nom donné à une poupée individuelle.

Les numéros et marquages complémentaires

Les mentions telles que No 7No 415, ou autres chiffres isolés correspondent généralement :

  • au numéro du moule (forme du visage),
  • parfois à une taille,
  • ou à un repère interne d’atelier (assemblage tête/corps).

Il est également courant d’observer des chiffres ou inscriptions manuscrites (crayon, graphite, encre légère), apposées lors de la fabrication ou du montage. Ces marques sont authentiques et font partie intégrante de l’histoire de la poupée.

Certaines têtes portent aussi des inscriptions manuscrites ou gravées de manière plus libre, pouvant correspondre à un modeleur, à un responsable d’atelier, ou à un repère interne non standardisé. Leur présence est fréquente dans la production de Limoges et ne remet nullement en cause l’authenticité.

Comment lire un marquage complet

Un ensemble tel que :

DÉPOSÉ – FABRICATION FRANÇAISE – FAVORITE – No 7 – AB & Cie – LIMOGES

doit être compris ainsi :

  • DÉPOSÉ / FABRICATION FRANÇAISE : cadre juridique et origine
  • FAVORITE : nom du modèle
  • No 7 : numéro du moule
  • AB & Cie – LIMOGES : société et lieu de production

Cette combinaison est parfaitement cohérente avec une production française de Limoges du début du XXᵉ siècle.

3. La tête en biscuit : caractéristiques techniques

Les têtes présentées possèdent toutes les caractéristiques typiques des poupées de Limoges :

  • biscuit non émaillé, mat
  • bouche ouverte, avec dents moulées ou peintes
  • lèvres peintes dans des tons rouges francs (typique vers 1900–1920)
  • joues délicatement rosées
  • sourcils fins, peints en traits parallèles
  • cils peints, parfois cils rapportés
  • yeux en verre soufflé, souvent bleus ou gris bleuté

Les formes sont douces, parfois légèrement idéalisées, mais jamais figées. On parle souvent d’une expression « vivante mais sage », très représentative de la production française post-1900.

4. La calotte et la perruque

Les photos de têtes ouvertes montrent clairement la présence d’une calotte rapportée (souvent en composition ou carton pressé), destinée à recevoir une perruque naturelle (cheveux humains ou mohair).

C’est un point fondamental : les poupées de Limoges ne sont pas conçues pour être chauves ; la présence d’une calotte est un élément de conformité.

5. Le corps : composition et articulation

Les corps observés correspondent à des corps en composition (mélange de colle, sciure, plâtre, parfois liège), avec :

  • bras articulés aux épaules et aux coudes
  • jambes articulées aux hanches et parfois aux genoux
  • mains et pieds moulés, souvent avec ongles peints

Ces corps étaient pensés pour être solides, facilement habillables et compatibles avec des vêtements relativement élaborés.

6. Les vêtements : entre quotidien et tradition

Les habits visibles sur les photos (jupe, corsage, tablier, sous-vêtements, bas, chaussures) correspondent à des tenues régionales ou bourgeoises simples de la fin du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle.

À Limoges, beaucoup de poupées étaient vendues habillées de façon sobre ou destinées à être vêtues par les familles.
Les costumes régionaux (ou d’inspiration régionale) sont fréquents et authentiques, non des ajouts tardifs systématiques.

 Les tailles des poupées de Limoges
Formats connus et usages

Les poupées produites à Limoges se distinguent par une large variété de tailles, reflet d’une production pensée à la fois pour le marché familial, le jeu des enfants et la vente en boutiques spécialisées. Contrairement à certaines grandes maisons parisiennes, les ateliers de Limoges privilégiaient une grande souplesse de formats, utilisant un même moule pour plusieurs hauteurs.

Les petites tailles

Les plus petits modèles mesurent généralement environ 18 à 25 cm.
Ils étaient destinés aux très jeunes enfants ou proposés comme poupées de voyage, poupées d’appoint ou cadeaux accessibles.
Ils conservent toutes les caractéristiques techniques des modèles plus grands, avec parfois une finition plus sobre.

Les tailles intermédiaires (les plus courantes)

La majorité des poupées de Limoges se situent entre 30 et 45 cm.
Ces formats, les plus fréquemment rencontrés aujourd’hui, permettent une articulation complète, un habillage élaboré et une manipulation aisée par un enfant.
Les modèles portant des mentions telles que FavoriteChérie ou similaires se rencontrent très souvent dans cette catégorie.

Les grandes tailles

Plus rarement, certaines poupées de Limoges atteignent 50 à 60 cm, parfois légèrement plus.
Elles étaient généralement destinées à un usage plus statique, conservées dans un cadre familial ou offertes comme cadeaux de valeur. Leur présence est plus discrète sur le marché actuel, ce qui en fait des pièces appréciées des collectionneurs.

Moules et tailles : une production modulable

Le numéro de moule (No) ne correspond pas systématiquement à une taille unique.
Un même moule pouvait être décliné en plusieurs hauteurs, monté sur différents types de corps et adapté à des marchés distincts.
Ainsi, deux poupées portant la même mention de modèle et de moule peuvent présenter des différences de taille notables, sans que cela soit anormal.

Cohérence entre tête, corps et taille

Dans l’identification d’une poupée de Limoges, la cohérence est primordiale : proportions harmonieuses entre la tête et le corps, correspondance logique entre la taille du moule et celle du corps, articulation adaptée au format.
Une poupée légèrement déséquilibrée peut indiquer un remontage ancien, un remplacement de corps ou une adaptation d’époque, pratique courante.

Cette diversité de tailles illustre parfaitement la philosophie des ateliers de Limoges : produire des poupées accessibles, durables et vivantes, pensées pour accompagner les enfants dans leur quotidien autant que pour traverser le temps.

7. Contexte historique et anecdote

Après 1914, la France cherche à reconstruire son industrie de la poupée, fortement touchée par la domination allemande d’avant-guerre. Les ateliers de Limoges participent pleinement à cet effort, d’où l’insistance sur la mention « Fabrication française », la production régulière et des modèles accessibles.

Beaucoup de ces poupées ont été des poupées d’enfance, chéries, réparées et transmises, ce qui explique les usures, les restaurations anciennes et les traces de vie visibles aujourd’hui.

8. Points de vigilance pour les collectionneurs

Il convient de ne pas confondre Limoges avec une « marque unique » : il s’agit d’un lieu de production, non d’une maison.
Les variations de marquages sont normales.
Les restaurations anciennes font partie intégrante de l’histoire de ces poupées.
Une poupée Limoges cohérente vaut souvent davantage qu’un modèle « parfait mais incohérent ».

Conclusion

Les poupées de Limoges sont des témoins précieux d’une période charnière de l’histoire de la poupée française.
Ni objets de luxe ostentatoire, ni productions anonymes sans âme, elles incarnent un équilibre rare entre industrie, savoir-faire et humanité.

Chaque exemplaire raconte une histoire — celle d’un atelier, d’une région, mais aussi d’un enfant.

Remerciements

Je remercie très sincèrement Madame Marie-Louise pour les magnifiques photographies qu’elle a eu la gentillesse de partager.
Elles nous permettent de découvrir et de documenter avec précision cette belle poupée Favorite, représentative du savoir-faire français.

Ces images constituent une contribution précieuse pour la mémoire et la transmission de l’histoire de ces poupées anciennes, et je lui en suis profondément reconnaissante.
Un grand merci pour ce partage 🌿

Toto, bébé caractère de Limoges Remerciements

Je souhaite adresser mes remerciements les plus chaleureux à Madame Carole pour le don de cette magnifique poupée Toto au musée.
Au-delà de l’objet lui-même, c’est une histoire humaine, familiale et profondément émouvante qui nous a été confiée, et qui donne à cette poupée une valeur toute particulière.

Grâce à sa générosité et à sa confiance, cette poupée a pu être restaurée avec le plus grand soin et trouver aujourd’hui sa place au sein du musée, où elle continuera de transmettre une mémoire, des émotions et un fragment de vie à tous ceux qui la découvriront.

Je la remercie très sincèrement pour ce geste, pour le partage de ce souvenir précieux et pour l’attachement manifesté à la préservation de notre patrimoine.

Voici Toto, un bébé caractère fabriqué à Limoges.

La tête de cette poupée a été créée par un sculpteur travaillant sous le pseudonyme Mialonos, à la demande de la manufacture Lanternier.
Le modèle Toto se distingue par une tête en biscuit coulé, associée à de beaux yeux dormeurs, existant en version bleue ou noisette. Sa bouche ouverte esquisse un délicat sourire, laissant apparaître la langue et deux petites dents. Son expression enfantine, à la fois douce et vivante, est tout simplement charmante.

Cette merveilleuse poupée a été offerte au musée par Madame Carole et elle s’accompagne d’une histoire particulièrement émouvante, qu’elle a eu la gentillesse de me confier :

« Il s’agit d’une poupée ancienne qui me vient de l’amie d’enfance de ma grand-mère paternelle. Cette dame s’appelait Gabrielle Ballet. Elle travaillait comme ouvrière dans la porcelaine à Limoges, et cette poupée, elle se l’est offerte avec sa toute première paye. Elle avait perdu son mari et son fils unique à la guerre. Ma grand-mère l’invitait chaque dimanche à passer la journée avec nous, et elle nous apprenait des chansons. »

Pour son âge, cette poupée est dans un état remarquable et constitue aujourd’hui un témoignage précieux du passé.
Elle nécessitait toutefois un nettoyage minutieux et délicat, car poussières et salissures s’étaient accumulées au fil des années. Je me suis ensuite chargée de la restauration de ses élastiques, une intervention particulièrement délicate en raison de son système de montage, qui demande beaucoup de précision et de dextérité. Enfin, j’ai pris soin de sa perruque : nettoyage doux, brossage patient, puis coiffage et mise en forme respectueuse de l’époque.

C’est avec beaucoup de plaisir que je partage aujourd’hui le résultat de ce travail.

Cette magnifique poupée Toto a désormais trouvé sa place au petit musée, où je suis certaine qu’elle saura émouvoir et séduire les visiteurs.
Madame Carole nous a également confié d’autres très belles poupées, que je vous présenterai progressivement dans de prochaines publications.

Je vous remercie sincèrement pour votre attention.

Dorothée Clinique de Poupées

Restauration d’une poupée ancienne en biscuit – Limoges

Restauration d’une poupée ancienne en biscuit – Limoges

Restauration d’une poupée ancienne en biscuit – Limoges Atelier Arianne – clinique et musée de poupées Restauration réalisée pour Monsieur Pierre et Madame Yvette Cette poupée ancienne à tête en biscuit de Limoges a été confiée à l’Atelier Arianne par Monsieur Pierre et Madame Yvette pour une restauration approfondie,…

DONS POUR LE MUSÉE de poupées

DONS POUR LE MUSÉE de poupées

DONS POUR LE MUSÉE Atelier Arianne – clinique et musée de poupées L’Atelier Arianne – clinique et musée de poupées a pour mission de préserver, restaurer, documenter et transmettre le patrimoine des poupées, jouets et objets liés à l’enfance, toutes périodes confondues, dès lors qu’ils présentent un intérêt historique, patrimonial,…

DON POUR LE MUSÉE- BÉBÉ ARMAND MARSEILLE 341 H.R.

DON POUR LE MUSÉE- BÉBÉ ARMAND MARSEILLE 341 H.R.

Atelier Arianne – clinique et musée de poupées


DON POUR LE MUSÉE
BÉBÉ ARMAND MARSEILLE 341 H.R.

Atelier Arianne – clinique et musée de poupées

C’est avec une émotion toute particulière que nous accueillons aujourd’hui un nouveau don pour le musée :

un magnifique bébé allemand Armand Marseille, modèle 341 H.R., Dream Baby, 43 cm, offert avec une grande générosité à notre collection.

Ce bébé emblématique de la production allemande du début du XXᵉ siècle porte la signature :

A.M. – Germany – 341 H.R.

Il s’agit d’un modèle historique, représentatif du savoir-faire de la maison Armand Marseille, l’une des plus importantes manufactures de têtes en porcelaine biscuit à Köppelsdorf (Thuringe).


UN DON PRÉCIEUX, CHARGÉ DE SENS

Ce don a été fait par Annick, que nous remercions très chaleureusement pour sa confiance et sa sensibilité patrimoniale.

Offrir une poupée à un musée, ce n’est pas seulement transmettre un objet :

c’est confier une histoire, une mémoire,
et participer activement à la préservation du patrimoine des poupées anciennes.


LE BÉBÉ ARMAND MARSEILLE 341 H.R.

Ce modèle se distingue par :

– une tête en porcelaine biscuit allemande, à la surface mate et soyeuse
– une polychromie douce, aux dégradés subtils
– des proportions réalistes de nourrisson
– une expression paisible, typique des bébés Armand Marseille

Le numéro 341 H.R. correspond à l’un des moules les plus diffusés et les plus emblématiques de la manufacture, produit entre 1909 et le milieu des années 1920, aussi bien pour le marché européen que pour l’exportation.


UN SECOND TRÉSOR : UNE ROBE DE BAPTÊME D’ÉPOQUE

Ce don est accompagné d’une superbe robe de baptême ancienne, en broderie anglaise, datée du début du XXᵉ siècle.

Une pièce textile rare, d’une grande finesse, qui témoigne :

– du soin apporté aux vêtements d’enfants et de poupées à cette époque
– de la richesse des savoir-faire textiles
– de l’importance symbolique du baptême dans les familles

Cette robe rejoindra également les collections textiles du musée.


ENTRÉE OFFICIELLE DANS LES COLLECTIONS

Le bébé Armand Marseille 341 H.R. et sa robe de baptême feront désormais partie intégrante :

– du fonds muséal de l’Atelier Arianne
– des présentations pédagogiques
– des futures expositions consacrées aux bébés allemands et à leur trousseau


REMERCIEMENTS

Un immense merci à Annick Dehais pour ce très beau geste, empreint de générosité et de respect du patrimoine.

Ces dons permettent au musée de continuer à transmettre, expliquer et faire vivre l’histoire des poupées anciennes.

Dorothée – Atelier Arianne – clinique et musée de poupées


LA MARQUE : A.M. GERMANY 341 H.R.

La nuque porte l’inscription :

A.M.
Germany
341 / H.R.

Cette signature est typique, cohérente et historiquement correcte pour la période 1909–1925.


QUE SIGNIFIE RÉELLEMENT H.R. ?

Contrairement à ce que l’on lit parfois, H.R. n’est pas un code mystérieux ni une série spéciale.

Chez Armand Marseille, H.R. est généralement interprété comme :

Halbrealistisch / Halbkörper, selon les catalogues,

c’est-à-dire une tête au modelé plus réaliste, pensée pour représenter un véritable nourrisson.

Cela se traduit par :

– des joues pleines
– une bouche petite et discrètement entrouverte
– une absence totale de théâtralité dans l’expression


UNE TÊTE EN BISCUIT… MAIS PAS N’IMPORTE LEQUEL

La tête est réalisée en porcelaine biscuit allemande, reconnaissable à :

– sa matité soyeuse
– son grain extrêmement fin
– une polychromie douce, en dégradés subtils

Point important, souvent mal compris :

ce n’est ni de la cire, ni de la composition, ni du celluloïd.

Certaines poupées Armand Marseille ont été confondues avec de la cire à cause de la douceur du rendu, mais il s’agit bien d’un biscuit de grande qualité, typique de Köppelsdorf.


LES YEUX : SOBRIÉTÉ ET EFFICACITÉ

Selon la taille et la destination du modèle 341, on rencontre :

– des yeux fixes en verre sombre
– ou des yeux dormeurs (sleep eyes)

Dans les versions bébé, les yeux fixes sont parfaitement conformes à la production d’époque.

Armand Marseille privilégie ici :

– la solidité
– la standardisation
– la longévité


LE CORPS : PLUSIEURS VARIANTES, TOUTES LÉGITIMES

Le modèle 341 H.R. n’a pas un seul type de corps “officiel”.

On le rencontre historiquement avec :

– un corps en composition
– ou un corps en toile rembourrée, avec membres en composition

Ces deux options sont parfaitement authentiques.


UNE POUPÉE ALLEMANDE… MAIS PENSÉE POUR L’EXPORT

Une grande partie des bébés Armand Marseille étaient destinés au marché français et américain.

C’est pourquoi :

– leur expression est volontairement neutre
– leur physionomie s’adapte aux vêtements régionaux
– ils étaient souvent habillés localement après importation


POURQUOI LE 341 EST UN MODÈLE CLÉ

Le 341 n’est pas rare.
Mais il est fondamental.

Il constitue :

– une référence pédagogique en muséographie
– un excellent point de comparaison
– un témoignage direct de la transition entre artisanat et industrie maîtrisée


CONCLUSION – REGARD DE MUSÉE

Bébé Armand Marseille, modèle 341 H.R., production allemande vers 1909–1925.
Tête en porcelaine biscuit, polychromie d’origine, proportions réalistes de nourrisson.

Une poupée sans artifice, sans effet spectaculaire,
mais d’une justesse historique et esthétique remarquable.

DONS POUR LE MUSÉE

Atelier Arianne – clinique et musée de poupées

L’Atelier Arianne – clinique et musée de poupées a pour mission de préserver, restaurer, documenter et transmettre le patrimoine des poupées, jouets et objets liés à l’enfance, toutes périodes confondues, dès lors qu’ils présentent un intérêt historique, patrimonial, affectif, technique ou documentaire, qu’ils soient anciens, plus récents, complets ou très abîmés, dès lors qu’ils ont une histoire à transmettre.

Les dons sont au cœur de la vie du musée, de la clinique de restauration et de la pratique quotidienne de l’atelier.

Ils permettent de sauvegarder des objets fragiles, mais aussi de transmettre des savoir-faire, des techniques, des gestes et une mémoire matérielle aujourd’hui menacée de disparition.


QUE POUVEZ-VOUS OFFRIR À L’ATELIER ARIANNE ?

Nous acceptons avec reconnaissance les dons suivants, sans exigence d’état ni de période.


POUPÉES

– poupées en porcelaine biscuit
– poupées en composition
– poupées en celluloïd
– poupées en tissu

– bébés, baigneurs, poupées d’enfants ou de caractère
– poupées régionales, folkloriques ou populaires

– poupées marquées ou non marquées
– poupées anciennes ou plus récentes
– poupées complètes ou incomplètes

– poupées accidentées, fissurées, cassées, à restaurer


TEXTILES, VÊTEMENTS ET TROUSSEAUX

– vêtements de poupées anciens ou plus récents
– robes de baptême
– trousseaux d’enfants
– lingerie ancienne

– chemises, jupons, culottes, corsages
– bonnets, capelines, rubans, ceintures

– dentelles, tulles, galons
– broderies anciennes (broderie anglaise, broderie main, broderie blanche)

– tissus anciens ou modernes (coton, lin, laine, soie)
– textiles abîmés, incomplets ou à restaurer


COUTURE, MERCERIE ET MATÉRIEL DE TRAVAIL

(atelier de couture et de restauration textile)

Nous accueillons avec grand intérêt tout ce qui touche à la pratique de la couture ancienne et contemporaine, notamment :

– fils (coton, lin, soie, laine)
– aiguilles anciennes ou modernes
– épingles, dés, ciseaux

– boutons anciens, pressions, crochets
– rubans, biais, dentelles au mètre

– patrons de couture anciens ou récents
– patrons pour vêtements d’enfants ou de poupées
– papier à patron, calques

– machines à coudre anciennes ou pièces détachées
– accessoires de couture, même usés ou incomplets

Le matériel peut être ancien, récent, usé ou partiellement fonctionnel.


RESTAURATION ET RÉPARATION

(clinique de poupées)

– éléments de corps (bras, jambes, mains, pieds, torses)
– têtes en biscuit, composition, celluloïd

– perruques anciennes ou modernes
– mécanismes d’yeux, ressorts, systèmes internes
– élastiques, systèmes de fixation

– matériaux de réparation anciens ou contemporains
– objets techniques liés à la restauration

Les pièces peuvent être cassées, incomplètes ou destinées à l’étude.


JOUETS ET OBJETS LIÉS À L’ENFANCE

– jouets anciens ou plus récents
– jouets en bois, métal, tissu, plastique
– jouets mécaniques ou simples

– mobilier de poupées
– objets éducatifs, domestiques ou populaires
– objets miniatures


DOCUMENTATION, ARCHIVES ET SUPPORTS DE RECHERCHE

(musée et centre documentaire)

Nous acceptons également tout ce qui contribue à la connaissance et à la transmission :

– livres anciens ou contemporains sur les poupées
– catalogues de fabricants
– catalogues de vente ou d’exposition
– revues spécialisées
– journaux anciens

– publications techniques ou historiques
– notices, fiches, archives familiales
– documents publicitaires

– photographies anciennes
– correspondances liées aux poupées ou à l’enfance

Même partiels, jaunis, abîmés ou incomplets, ces documents ont une valeur documentaire essentielle.


ÉTAT DES OBJETS : AUCUNE RESTRICTION

Il est important de préciser que :

– les objets peuvent être très abîmés, cassés, incomplets ou hors d’usage
– ils peuvent nécessiter restauration, réparation ou simple conservation
– ils peuvent être destinés à l’étude, à l’apprentissage ou à la transmission des gestes

À l’Atelier Arianne, la restauration, la réparation et la transmission des savoir-faire font partie intégrante de la mission.


CONTACT POUR PROPOSER UN DON

Il n’est pas nécessaire d’envoyer des photos au préalable.
Un simple message suffit pour nous informer de votre souhait de faire un don.

museepoupees@gmail.com
Objet : Don pour le musée – Atelier Arianne


DÉPÔT OU ENVOI DES DONS

Les modalités de dépôt ou d’envoi sont communiquées après prise de contact par mail.

Adresse :
Atelier Arianne – clinique et musée de poupées
122 Chemin du Pas Estreit
09110 Ascou
France


INTÉGRATION DES DONS

Chaque don accepté :

– est pris en charge avec soin
– peut être restauré ou étudié
– est documenté
– peut être inscrit au Livre d’or des dons
– peut être exposé, conservé ou utilisé à des fins pédagogiques


REMERCIEMENTS

Faire un don à l’Atelier Arianne, c’est :

– préserver des objets parfois très fragiles
– transmettre des savoir-faire
– donner une nouvelle vie à ce qui semblait perdu

Nous remercions très sincèrement toutes les personnes qui, par leur générosité, contribuent à faire vivre le musée, la clinique et l’atelier.


Dorothée – Atelier Arianne – clinique et musée de poupées

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Atelier Arianne- clinique et musée de poupées

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