Mois : février 2026

 Dons pour le musée – La générosité fidèle d’Amarie 

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Furga Damina 1956–1959 : identification complète d’une poupée pré-Alta Moda

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Don de poupées anciennes – Atelier Arianne

Don de poupées anciennes – Atelier Arianne

Don exceptionnel de poupées françaises et européennes anciennes

Restauration et transmission à l’Atelier Arianne – clinique et musée de poupées

Il arrive qu’un don dépasse largement la dimension matérielle.
Il arrive qu’un carton contienne non seulement des poupées, mais plusieurs générations d’enfance, de gestes transmis et de souvenirs partagés.

C’est le cas de l’ensemble récemment confié à l’Atelier Arianne – clinique et musée de poupées, musée de poupées en France spécialisé dans la restauration de poupées anciennes et la conservation du patrimoine de la poupée.

Accompagnant ce don, une lettre profondément émouvante :

« C’est avec nostalgie que nous vous confions les poupées de notre mère et de notre grand-mère… »
« J’espère que vous pourrez les réparer. »

À l’Atelier Arianne – clinique et musée de poupées, chaque demande de restauration de poupées anciennes est abordée avec respect, rigueur et conscience patrimoniale.


Un ensemble représentatif des poupées anciennes du XXe siècle

Ce don illustre la richesse de la production européenne du XXe siècle.

Les poupées confiées

  • Une grande poupée Raynal en tenue marin.
  • Un Bébé Raynal en ensemble bleu (blouse et short) avec son bonnet — destiné à la restauration.
  • Une poupée Raynal complète nécessitant un remontage, opération technique exigeant précision et respect des montages d’origine.
  • Une poupée marquée « Unis France » en robe tricotée brune.
  • Une grande poupée Gabar (production italienne) en tenue à carreaux.
  • Une poupée GéGé en robe bleue à plastron de dentelle.
  • Un petit baigneur Petitcollin en celluloïd, aux cheveux moulés.
  • Deux Tressy de Bella, dont une conservée dans sa tenue d’origine.
  • Un grand baigneur en celluloïd.

Ce dernier a subi un choc lors du transport et ses jambes ont été endommagées.

Grâce à des pièces détachées précédemment confiées à l’Atelier Arianne – clinique et musée de poupées par une autre donatrice, il sera possible de procéder à une restauration du celluloïd respectueuse de l’intégrité de la poupée.

Les dons se répondent.
Les gestes se complètent.
Ainsi se construit la conservation du patrimoine de la poupée.


Textiles anciens : témoins du soin et de la transmission

Le don comprend également un ensemble important de vêtements et textiles :

  • Robes fleuries en coton
  • Manteaux et gilets tricotés
  • Modèle rouge au crochet
  • Lingerie d’enfant et jupons
  • Chaussures anciennes
  • Bonnets et ensembles de layette
  • Textiles domestiques

Ces éléments témoignent d’un temps où l’on cousait, réparait et ajustait les vêtements des poupées, prolongeant leur existence à travers les générations.


Archives Bella et machine à coudre

L’ensemble comprend également :

  • Des disques « Discothèque Bella »
  • Des documents liés à la collection Bella
  • Une petite machine à coudre

Cette machine possède une forte valeur symbolique.
Elle rappelle que la vie des poupées passait aussi par le geste de la couture.

Aujourd’hui encore, à l’Atelier Arianne – clinique et musée de poupées, la restauration de poupées anciennes s’inscrit dans cette continuité : préserver, réparer et transmettre.


Restauration de poupées anciennes : une approche spécialisée

La restauration du celluloïd demande une expertise particulière en raison de la sensibilité du matériau.

La restauration de poupées Raynal, GéGé, Petitcollin, Bella ou Gabar nécessite :

  • une analyse des montages d’origine,
  • un respect des proportions et des matériaux,
  • une intervention mesurée et documentée,
  • une conservation pensée à long terme.

Chaque objet confié à l’Atelier Arianne – clinique et musée de poupées est :

  • inventorié,
  • photographié,
  • étudié,
  • restauré si nécessaire,
  • intégré aux collections.

Une confiance précieuse

Confier des poupées familiales n’est jamais un geste anodin.

Nous remercions chaleureusement Nathalie, Sylvaine et Joël pour la confiance accordée à l’Atelier Arianne – clinique et musée de poupées.

Leur mémoire rejoint désormais un musée dédié à la restauration de poupées anciennes et à la transmission du patrimoine lié à la poupée.

Le musée n’est pas seulement un lieu de conservation.
Il est un espace de continuité.
Un lieu où les souvenirs trouvent un avenir.


Dorothée Clinique de Poupées
Atelier Arianne – clinique et musée de poupées













 Lingerie poupée en biscuit de Limoges

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𝐋𝐈𝐍𝐆𝐄𝐑𝐈𝐄 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐔𝐍𝐄 𝐏𝐎𝐔𝐏𝐄́𝐄 𝐄𝐍 𝐁𝐈𝐒𝐂𝐔𝐈𝐓 𝐃𝐄 𝐋𝐈𝐌𝐎𝐆𝐄𝐒𝑳𝒊𝒏𝒈𝒆𝒓𝒊𝒆 𝒅𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒑𝒆́𝒆 𝒂𝒏𝒄𝒊𝒆𝒏𝒏𝒆 – 𝒓𝒆𝒔𝒕𝒂𝒖𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒕𝒆𝒙𝒕𝒊𝒍𝒆Clinique et musée de poupées anciennes Cette poupée en biscuit de Limoges, que vous avez déjà découverte lors de sa restauration, entre aujourd’hui dans une nouvelle étape : la réalisation de sa…

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 Restauration d’un baigneur Jacky en celluloïd – pour Madame Lauriane – Atelier Arianne-clinique et musée de poupées

 Restauration d’un baigneur Jacky en celluloïd – pour Madame Lauriane – Atelier Arianne-clinique et musée de poupées

Ce petit Jacky est arrivé à l’atelier dans un état particulièrement délicat.
Le corps était fissuré, une jambe entièrement éclatée en de multiples fragments, l’autre pied très endommagé, et les élastiques totalement détendus.

Mais au-delà des dégâts visibles, c’est surtout la matière qui rendait cette restauration complexe : le celluloïd.

Le celluloïd est une matière ancienne, légère, magnifique… mais extrêmement fragile.
Il supporte mal les tensions, les variations, les pressions.
Chaque manipulation doit être pensée, mesurée, anticipée. On ne force jamais le celluloïd — on l’accompagne.

Réparation du corps fissuré

La fissure du tronc demandait une stabilisation en profondeur.
Sur du celluloïd, un collage mal équilibré peut provoquer une nouvelle tension ailleurs.
Il a fallu travailler lentement, contrôler l’alignement, maintenir sans contraindre, sécuriser sans rigidifier.

Ce type d’intervention demande du temps, car il faut laisser la matière se stabiliser avant toute étape suivante.

Reconstruction complète d’une jambe

La jambe était brisée en de très nombreux morceaux, du haut de la cuisse jusqu’au pied.
Chaque fragment a été nettoyé, repositionné, ajusté millimètre par millimètre.

Le celluloïd éclaté est particulièrement difficile à recomposer :
les bords sont fins, parfois irréguliers, parfois déformés par l’impact.
Il faut reconstruire l’architecture interne avant même de penser à l’esthétique.

Une phase longue de consolidation et de modelage a permis de redonner la continuité anatomique, notamment au niveau du pied qui avait perdu une partie de sa structure.

Réparation de l’autre pied

Le second pied présentait également des fractures et des fragilités.
Il a fallu intervenir avec la même précision, afin d’assurer une cohérence mécanique entre les deux jambes.

Sur un baigneur, l’équilibre d’assise dépend directement de la solidité des membres inférieurs. Rien ne peut être laissé au hasard.

Coloration assortie

Après reconstruction vient l’étape délicate de la mise en teinte.
Le celluloïd possède une translucidité particulière, une profondeur de matière que la couleur doit respecter.

Remplacement des élastiques

Les élastiques anciens ont été retirés et remplacés avec précaution.
Là encore, sur du celluloïd restauré, la tension doit être parfaitement dosée pour ne pas fragiliser les zones réparées.

Le résultat

Cette restauration a été longue et minutieuse.
Elle a demandé patience, précision et respect absolu de la matière.

Aujourd’hui, Jacky a retrouvé son intégrité :
ses deux jambes sont stabilisées, ses pieds reconstruits, son corps consolidé, et il peut à nouveau s’asseoir naturellement.

Je remercie Madame Lauriane pour sa confiance.
Restaurer le celluloïd est toujours un engagement exigeant — mais sauver un baigneur dans cet état est une immense satisfaction.

À propos du remplacement des élastiques en celluloïd

Je tiens à préciser un point essentiel.

Le remplacement des élastiques sur une poupée en celluloïd comporte un risque réel et important.
Avec le temps, cette matière devient sèche, fragile, parfois micro-fissurée de l’intérieur.

Lorsqu’on retire les anciens élastiques ou que l’on remet en tension les nouveaux, la pression exercée sur les parois internes peut provoquer des ruptures soudaines.
Il arrive que la matière cède brutalement et que la poupée se fragmente en plusieurs morceaux.

C’est pourquoi je déconseille formellement d’effectuer ce type d’intervention sans expérience spécifique du celluloïd.
Un geste mal maîtrisé, une tension trop forte ou un mauvais angle de manipulation peuvent suffire à provoquer une casse irréversible.

Dans le cas de ce Jacky, le remplacement a été réalisé avec une tension soigneusement calculée, adaptée à l’état du matériau après restauration, afin de sécuriser l’ensemble sans créer de contrainte excessive.

À l’atelier, je restaure :

• poupées en biscuit
• baigneurs en celluloïd (matière fragile nécessitant une expertise spécifique)
• composition
• corps fissurés ou écrasés
• membres brisés
• reconstruction de doigts, mains, pieds
• calottes
• remplacement des élastiques
• perruques d’origine
• coiffage d’époque
• yeux et mécanismes
• textiles anciens
• lingerie d’époque
• présentation et mise en valeur

Vous souhaitez faire restaurer une poupée ou un baigneur ?

cliniquepoupees@gmail.com

Atelier Arianne – clinique et musée de poupées
122 Chemin du Pas Estreit
09110 Ascou
France

Chaque restauration est un travail de mémoire 

Dorothée
Atelier Arianne – clinique et musée de poupées

 Un don en hommage à Françoise – mémoire, transmission et patrimoine 

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Certains dons portent en eux une histoire intime et profondément émouvante. Celui-ci en fait partie. Nous avons reçu une collection exceptionnelle de chaussures de poupées, accompagnée de deux poupées d’enfance précieusement conservées. Témoignage Bénédicte nous écrit : « Ma maman, décédée en août dernier, avait…

SIC – Comprendre une transition industrielle : marquages, modèles et continuités

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ENQUÊTE PATRIMONIALE, BELLA 45 CM MARQUÉE 1.45.0.1 La “Betty” hors classification

ENQUÊTE PATRIMONIALE, BELLA 45 CM MARQUÉE 1.45.0.1 La “Betty” hors classification

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ENQUÊTE PATRIMONIALE

BELLA 45 CM MARQUÉE 1.45.0.1

La “Betty” hors classification

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La “Betty” hors classification catalogue enfin identifiée ?

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Préambule

Cette étude est née d’une demande d’expertise formulée par Madame Dominique , qui nous a confié les photographies de sa poupée afin d’en déterminer l’identité exacte.

Nous la remercions chaleureusement pour sa confiance et pour l’autorisation d’utiliser ses images dans le cadre de cette analyse.

Certaines poupées Bella se laissent identifier rapidement.
D’autres exigent patience, méthode et confrontation des sources.

La poupée présentée ici appartient à cette seconde catégorie.

Elle mesure environ 45 cm.
Elle porte un marquage clair :

1.45.0.1

Elle est conservée dans une boîte portant le prénom :

BETTY

Dès lors, une enquête approfondie s’imposait.

S’agit-il d’une Praline ?
D’une Alexandra ?
De l’autre Betty connue des collectionneurs ?
Ou d’une version particulière issue d’une série spéciale ?

Nous avons choisi d’aborder ce dossier avec rigueur, en distinguant systématiquement :

les faits établis,
les éléments techniques observables,
les hypothèses argumentées,
– et les exclusions formelles.

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I. Introduction – Une poupée qui résiste aux classifications

Certaines poupées Bella sont immédiatement identifiables : un prénom officiel, un catalogue, une publicité, une photo d’époque.

D’autres, en revanche, surgissent en marge des classifications établies.

Elles portent un numéro connu, mais ne correspondent pas exactement au modèle catalogué.
Elles apparaissent avec un prénom sur une boîte, sans figurer clairement sous ce nom dans les archives imprimées.

La poupée étudiée ici appartient à cette seconde catégorie.

Elle mesure environ 45 cm.
Elle est marquée sur la nuque :

1.45.0.1

Elle est présentée dans une boîte portant le prénom :

BETTY

Immédiatement surgissent les questions :

S’agit-il de Praline ?
S’agit-il d’Alexandra ?
S’agit-il de l’autre Betty Bella connue des collectionneurs ?
Ou sommes-nous face à une version particulière, peu documentée ?

Cette étude propose une analyse complète, factuelle et argumentée.

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II. Le marquage : 1.45.0.1 (fait établi)

Observation directe.

Le marquage est parfaitement lisible.
Il comporte des points séparateurs.
Le “0” avant le dernier “1” est clairement distinct.

Ce point est fondamental.

Nous ne transcrivons pas :

“1-45-01” par habitude.

Nous documentons :

1.45.0.1

C’est un fait observé.

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III. Section spéciale : 1-45-01 vs 1.45.0.1

Dans les travaux associatifs consacrés à Bella, on trouve mention d’une poupée de 45 cm marquée “1-45-01”, reconnue Bella mais non répertoriée officiellement dans les catalogues classiques.

Notre exemplaire présente :

1.45.0.1

Trois hypothèses rationnelles :

Hypothèse A – Variation de transcription.
Les tirets et les points peuvent être interprétés différemment lors des copies ou lectures photographiques.

Hypothèse B – Lecture simplifiée.
Un “0” suivi d’un “1” peut être lu “01”, surtout si l’espace est réduit.

Hypothèse C – Sous-variante de moule.
Il est théoriquement possible qu’une nuance de gravure distingue deux états du moule.

Nous ne tranchons pas arbitrairement.

Nous affirmons simplement :

Notre poupée est marquée 1.45.0.1, et correspond morphologiquement à la famille de tête associée au numéro 1-45-01 dans les travaux existants.

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IV. Exclusion formelle : pourquoi ce n’est pas PRALINE

Praline (1971) est une poupée à mécanisme électronique marcheur activé par baguette magique.

Caractéristiques obligatoires :

– Système interne spécifique.
– Mouvement des bras synchronisé.
– Fonction marche/arrêt.

Notre poupée :

– Corps PVC classique.
– Aucun mécanisme.
– Aucun logement interne adapté.

Conclusion ferme :

L’absence totale de mécanisme exclut formellement Praline.

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V. Exclusion formelle : pourquoi ce n’est pas ALEXANDRA

Alexandra est caractérisée par :

– Articulations invisibles.
– Pièces plastiques spécifiques dissimulant coudes et genoux.
– Montage plus complexe.
– Production très courte.

Notre exemplaire :

– Articulations standards.
– Aucun système de dissimulation.
– Construction simple et économique.

Conclusion ferme :

Ce n’est pas Alexandra.

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VI. Le scénario industriel cohérent

Les sources expliquent que Bella, après l’arrêt de Praline et l’abandon d’Alexandra, a rentabilisé le moule de tête en produisant une version montée sur corps classique.

Caractéristiques décrites :

– 45 cm.
– Corps standard PVC.
– Série spéciale.
– Distribution promotionnelle.

Notre poupée correspond exactement à cette description.

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VII. La tenue : robe originale Bella (certitude)

Ici nous ne sommes plus dans l’hypothèse.

Analyse technique :

– Coupe typique Bella années 70.
– Construction industrielle conforme.
– Pressions type Bella, caractéristiques des productions de l’usine.
– Poches plaquées typiques.
– Finition conforme aux standards Bella.
– Existence documentée d’un modèle identique dans une autre variante colorée avec sous-pull.

Notre exemplaire :

– Porte la robe.
– Ne possède pas le t-shirt intérieur.

Conclusion ferme :

La robe est originale Bella.
Le t-shirt est simplement manquant.

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VIII. Les chaussures : originales Bella (certitude)

Ce sont des chaussures Bella :

– Modèle à enfiler.
– Patte décorative fixe.
– Sans système d’ouverture.
– Plastique moulé typique.
– Forme arrondie caractéristique.
– Proportions adaptées aux 45 cm Bella.

Ce modèle est immédiatement identifiable par un collectionneur spécialisé.

Conclusion ferme :

Les chaussures sont originales Bella.

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IX. Les chaussettes : originales Bella (certitude)

Elles ne sont pas en coton.

Caractéristiques :

– Fibre synthétique (type nylon).
– Maille fine régulière.
– Légèrement brillante.
– Élasticité typique des productions industrielles de l’époque.

Ce type de bas est conforme aux accessoires Bella des années 60–70.

Conclusion ferme :

Les chaussettes sont originales Bella.

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X. Analyse de la boîte “BETTY”

1. Cohérence stylistique

Graphisme typique fin 60 / début 70.
Palette chromatique cohérente.
Impression industrielle conforme.

2. Cohérence dimensionnelle

Hauteur parfaitement adaptée à 45 cm.
Aucune compression.
Aucun jeu excessif.

3. Position du maintien au cou

Point déterminant :

Le système de maintien se situe exactement à la hauteur anatomique du cou.

L’alignement est parfait.
Aucun décalage structurel.

Ce type d’ajustement précis n’est pas le fruit du hasard.

Conclusion :

La boîte “Betty” est très probablement la boîte d’origine de cette poupée.

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XI. Clarification : l’autre “Betty” Bella

Il existe une autre Betty Bella connue des collectionneurs.

Grande poupée.
Autre moule.
Parfois appelée Lola selon enseigne.

Il est impératif de préciser :

Notre poupée n’est pas cette Betty.
Morphologie, marquage et contexte diffèrent totalement.

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XII. Synthèse générale

Nous disposons des éléments suivants :

✔ Marquage 1.45.0.1 confirmé.
✔ Correspondance morphologique avec la famille 1-45-01.
✔ Corps standard excluant Praline et Alexandra.
✔ Scénario industriel cohérent (série spéciale).
✔ Robe originale Bella.
✔ Chaussures originales Bella.
✔ Chaussettes originales Bella.
✔ Boîte cohérente stylistiquement et structurellement.

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XIII. Conclusion d’enquête

Tout converge vers l’identification suivante :

Cette poupée est très probablement la version “série spéciale” issue du moule 1-45-01 / 1.45.0.1, montée sur corps standard, commercialisée sous le prénom “Betty” lors d’une distribution promotionnelle vers 1971–1972.

Elle n’est ni Praline.
Elle n’est ni Alexandra.
Elle n’est pas l’autre Betty Bella connue.

Elle constitue très vraisemblablement :

Une Bella hors classification catalogue traditionnelle, documentée indirectement par les travaux associatifs, et identifiée ici avec cohérence technique et matérielle.

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XIV. Conclusion générale et ouverture

L’étude de cette poupée marquée 1.45.0.1 nous conduit à une conclusion solide et argumentée.

Les éléments techniques, morphologiques et contextuels convergent vers l’identification suivante :

Il s’agit très probablement d’une version “série spéciale” issue du moule de tête associé à la référence 1-45-01, montée sur corps standard PVC, et commercialisée sous l’appellation “Betty” lors d’une distribution promotionnelle au début des années 1970.

Elle n’est ni Praline (absence totale de mécanisme).
Elle n’est ni Alexandra (absence d’articulations invisibles spécifiques).
Elle n’est pas la “Betty” parfois associée à Lola dans d’autres séries Bella.

Elle représente très vraisemblablement une production Bella peu documentée, issue d’une logique industrielle précise :

rentabiliser un moule existant en proposant une version simplifiée, accessible, mais parfaitement cohérente dans sa conception.

La tenue, les chaussures et les chaussettes sont originales Bella.
La boîte “Betty” présente une cohérence stylistique, dimensionnelle et structurelle extrêmement convaincante.

Nous sommes donc face à une poupée homogène, complète, historiquement crédible, et longtemps restée en marge des classifications traditionnelles.

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Remerciements et appel à témoignages

Nous remercions chaleureusement Madame Dominique pour la confiance qu’elle nous a accordée en sollicitant cette expertise et en autorisant l’étude approfondie de sa poupée.

Ce travail illustre l’importance de la collaboration entre collectionneurs et institutions patrimoniales.

L’histoire des poupées Bella n’est pas figée.
Elle continue de s’enrichir grâce aux observations partagées, aux comparaisons, aux archives retrouvées.

Nous invitons toute personne possédant :

– une poupée marquée 1.45.0.1 ou 1-45-01,
– une boîte “Betty” identique,
– un document publicitaire ou un catalogue mentionnant cette version 45 cm,
– ou toute variante comparable,

à se manifester.

Chaque élément supplémentaire permettra d’affiner, confirmer ou enrichir cette identification.

Car en matière de patrimoine,

la connaissance progresse toujours par accumulation patiente de preuves.

Dorothée – Atelier Arianne – clinique et musée de poupées

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Dorothée – Atelier Arianne – clinique et musée de poupées

Nouveaux éléments concernant la poupée Betty 1.45.0.1 (Bella)

Dans le cadre de nos recherches approfondies sur le modèle Betty 1.45.0.1, nous disposons désormais de nouveaux faits vérifiables, grâce aux photographies aimablement partagées par Agnès.

Voici son message, que je cite :

« Je profite de ce message pour t’envoyer si ça peut t’aider des photos de ma poupée marquée 1.45.01.1 . j’ai toujours cru à partir du livre de Porot qu’il s’agissait d’une Alexandra. Vêtements et chaussures d’origine. »


Ce que ces photos confirment clairement

1. Le marquage exact

Le numéro est bien moulé avec des points et non des tirets :

1.45.0.1

Il s’agit d’un élément matériel visible et incontestable.

2. Correspondance morphologique

La poupée correspond parfaitement au modèle que nous avons étudié dans notre publication consacrée à Betty 1.45.0.1 :

  • même moule de tête
  • mêmes proportions corporelles
  • même implantation capillaire
  • même construction des jambes et des pieds

3. Tenue d’origine confirmée

Les photographies montrent :

  • la robe chasuble
  • le t-shirt porté dessous
  • les chaussures d’origine

Ces éléments correspondent à la configuration décrite dans notre analyse précédente.


Importance pour nos archives

Ces images constituent une preuve documentaire supplémentaire :

  • d’un exemplaire marqué,
  • conservé avec ses chaussures d’origine,
  • et présenté avec le t-shirt caractéristique du modèle.

Elles viennent renforcer et consolider notre travail d’identification autour de Betty 1.45.0.1.

Un immense merci à Agnès pour ce partage précieux.

C’est grâce à ces contributions que la mémoire des poupées Bella continue de s’enrichir avec rigueur et exactitude.

Dorothée
Atelier Arianne – clinique et musée de poupées

Les baigneurs et poupées SIC

Les baigneurs et poupées SIC

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